Jean-Baptiste Crevier, 1765 : Rhétorique française

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Jean-Baptiste Crevier, Rhétorique française (1765), Paris, Saillant, 1767, 2 tomes, t. II, p. 283-323.

Des trois genres de style.

< Manchette : Homere les a connus & caractérisés.>

C’est une chose assez curieuse à observer, qu’Homere, le plus ancien des Ecrivains profanes qui nous restent, non seulement a été souverainement éloquent, mais a connu la distinction des trois genres d’Eloquence, & les a marqués chacun par leurs caracteres : ce qui suppose des réflexions approfondies sur la nature & les principes de l’Art. En décrivant l’éloquence de Ménélas, les [t. II, p. 281] vertus de style qu’il lui attribue sont une briéveté élégante, la propriété des termes, le retranchement de toute superfluité de paroles : & voilà les vertus du genre simple. Le caractere propre du genre tempéré ou orné est l’agrément & la douceur. Homere a peint ce goût de style dans Nestor, « de la bouche duquel, dit le Poëte, couloit un discours plus doux que le miel ». Il donne à l’Eloquence d’Ulysse un caractere tout différent. « De sa bouche, dit-il, sortoit la parole avec l’abondance & l’impétuosité des neiges qui tombent en hiver ». Il désigne ainsi le troisieme genre, dont l’essence consiste dans l’abondance, la force & le mouvement : & non-seulement il le définit, mais il l’apprécie, en lui adjugeant l’avantage & la supériorité au-dessus de tout autre. « Aucun mortel ne pouvoit, dit-il, disputer à Ulysse la gloire de bien dire ». Ces observations ne sont pas de moi. Je les emprunte de Quintilien <L. XII. c. 10>.

< Manchette : Ils répondent aux trois devoirs de l'Orateur, instruire, plaire, toucher.>

Ajoutons, d’après le même Quintilien & d’après Cicéron, que les trois genres de style, répondent visiblement aux trois devoirs de l’Orateur, [t. II, p. 282] instruire, plaire, toucher. Le simple instruit, l’orné plaît, le fort & le véhément touche & remue : & c’est à celui-là, comme nous l’avons dit plus d’une fois, qu’il appartient de remporter la victoire.

< Manchette : Tous les trois sont nécessaires à l'Orateur.>

Ce n’est pas à dire qu’il soit permis de négliger les autres. C’est une nécessité que d’instruire. Plaire, est un secours important pour parvenir à la persuasion. L’Orateur, vraiment digne de ce nom, ne sera donc pas celui qui excellera dans l’un des trois genres. Il doit les réunir tous, & les employer chacun suivant la différence des matieres. C’est l’unique moyen de pratiquer la regle fondamentale du discours, qui est de proportionner les styles à la nature des sujets.

< Manchette : Ils produisent la variété.>

Par là il se procurera encore l’inestimable avantage de la variété, tant & si justement recommandée aux Poëtes & aux Orateurs. Tout le monde connoît ces beaux vers de Despréaux.

« Voulez-vous du public mériter les amours ?
Sans cesse en écrivant variez vos discours.
Heureux ! qui dans ses vers sait d’une voix légere
Passer du grave au doux, du plaisant au sévere.
[t. II, p. 283] Son livre aimé du Ciel, & chéri des lecteurs,
Est souvent chez Barbin entouré d’acheteurs. »

Pour cela il n’est pas besoin d’un art fort étudié. Il n’est pas même nécessaire d’avoir expressément dans l’esprit la pensée & le desir de jetter de la variété dans ce que l’on écrit. Il ne s’agit que de se laisser gouverner par sa matiere. La variété des objets que l’Orateur doit traiter est infinie : & si vous savez prendre le ton de la chose, votre discours se trouvera varié par l’impression même de la nature, & sans une attention expresse de votre part. C’est ce qu’a excellemment exécuté, dans son Art Poétique, le même Despréaux, qui en a si bien exprimé la loi.

Nous avons quelques réflexions à donner, propres à chacun des trois genres. Commençons par ce qui regarde le simple.

§. I. Du genre de style simple. Définition du style simple.

Le style simple est plus aisé à définir, par l’exclusion de ce qui ne lui convient pas, que par l’exposition de ce qui lui convient. Il n’admet point [t. II, p. 284] tout ce qui est trop saillant en figures & en tours, tout ce qui ressent les ornemens d’éclat & la parure, tout ce qui frappe par la vigueur des mouvemens, tout ce qui s’éleve par la grandeur des idées. Il rejette aussi les périodes nombreuses, les chûtes cadencées. Un choix de termes propres, une phrase nette, coulante, & débarrassée de toute superfluité, une élégance modeste, voilà les caracteres qui le constituent, & qui l’assortissent & avec les sujets pour lesquels il est fait, qui sont les sujets non susceptibles de mouvement, & avec son objet, qui est d’instruire. Il reçoit aussi le sel de l’enjouement & de la plaisanterie, & toutes les graces de la simple nature. La parure, qui chercheroit à embellir la nature par des traits brillans, seroit messéante à ce style : & un morceau écrit avec une aimable simplicité, si l’on vouloit le décorer & l’orner avec éclat, éprouveroit ce qui arriva à une statue de Lysippe, que Néron fit dorer <Pline, l. XXXIV. c. 8>. La richesse offusqueroit les graces : & pour lui rendre son mérite, il faudroit le dépouiller, & le réduire à son premier état.

Je ne puis point citer de modele [t. II, p. 285] plus accompli dans le genre dont je parle, que les Comédies de Térence chez les Latins, & les Fables de la Fontaine parmi nous. On en trouve d’autres exemples : mais les deux que je nomme ici sont les plus excellens.

< Manchette : Usages de ce style.>

Le style simple n’est pas destiné uniquement au badinage. Il convient aussi à plusieurs sortes d’ouvrages sérieux. Dans les plaidoyers la Narration, & tout ce qui est simple discussion de faits, de preuves & de raisonnement, doit être traité suivant ce goût. Nous l’avons déjà remarqué en parlant de la Narration & de la Confirmation judiciaires ; & l’esprit qui domine aujourd’hui dans notre Barreau, rend cette observation plus vraie & plus exacte que jamais. Ce même goût doit régner dans les ouvrages didactiques, tel qu’est l’Art Poétique de Boileau, dans les Dialogues, dans les Comptes que rend un Magistrat à sa Compagnie des affaires dont il a été chargé, dans les Dissertations Académiques, dans les Journaux. J’ajoute dans l’Histoire : ce qui demande quelque explication.

< Manchette : En quel sens & jusqu'à quel degré il convient à l'Histoire.>

L’Histoire est grande & noble par son objet. Le style historique doit [t. II, p. 286] donc avoir de la noblesse. Mais la noblesse n’est pas ennemie de la simplicité. Au contraire ce qui est véritablement grand, ne le paroît jamais plus, que lorsqu’on le présente tel qu’il est, nuement & simplement. C’est dans ce style que César a écrit ses Commentaires, dont Cicéron a fait un éloge que je dois rapporter ici <De Cl. Orat. n. 262>. « Rien de plus uni, dit-il, rien de plus simple. L’Auteur y expose les choses toutes nues, sans aucun ornement, comme ne se proposant que de fournir les matériaux d’une Histoire. En cela il a fait plaisir aux sots, qui entreprendront d’ajuster & de farder cette aimable simplicité. Mais les hommes sensés & judicieux se donneront bien de garde d’y toucher. Car en Histoire rien n’est plus parfait, qu’une briéveté accompagnée de la pureté du langage & de la clarté du style ». Parmi nous, M. l’Abbé Fleuri a écrit dans ce même goût de simplicité son Histoire Ecclésiastique, ouvrage infiniment estimé de tous les connoisseurs.

Il faut pourtant avouer que les trois plus excellens Historiens Latins n’ont point suivi cette méthode. Salluste, [t. II, p. 287] Tite Live, & sur-tout Tacite, ne se sont point interdit, comme veut M. l’Abbé Fleuri <Préface de l'Histoire Ecclésiastique>, les préambules, les transitions, les réflexions. Ils ont plutôt pris pour regle le plan que trace Cicéron des devoirs de l’Historien, lorsqu’il dit <De Orat. l. II. n. 63> :«Comme dans les grands & mémorables événemens, on est curieux de connoître d’abord les desseins & les conseils, ensuite ce qui s’est fait, & enfin ce qui en est arrivé, l’Ecrivain de l’Histoire doit exprimer ce qu’il approuve dans les conseils : dans le récit de l’exécution, il doit exposer non-seulement ce qui a été fait, mais le détail des moyens : & lorsqu’il parle de l’événement final, il faut qu’il en explique les causes, selon qu’elles dépendent ou du hasard, ou de la sagesse, ou de la témérité : & par rapport aux personnages illustres, il doit peindre non seulement leurs actions, mais leurs mœurs, & leurs caracteres ».

On voit que Cicéron ouvre un plus grand champ à l’Historien, & qu’en suivant son plan, l’Ecrivain se donne nécessairement une plus libre carriere. Il marquera son jugement, il accompagnera son récit de réflexions, [t. II, p. 288] il en liera par des transitions les différentes circonstances, il ornera son ouvrage de portraits. La premiere maniere est plus sévere : la seconde est plus riche. L’une laisse plus à penser au lecteur, sur lequel elle se repose de tous les jugemens : l’autre lui fournit des observations qu’il n’auroit peut-être point faites. Dans la premiere il y a moins de risque pour l’Auteur : la seconde est plus sure de plaire. Pour choisir entre les deux, celui qui écrit l’Histoire doit consulter la nature des choses qu’il raconte, son talent, le goût de son siecle. Il paroît que le goût du nôtre est décidé pour le genre le plus riche & le plus varié : & telle a été en particulier la maniere de l’Abbé de Vertot, l’un des modeles que nous ayons pour le style historique. Mais dans ce genre même doit régner la simplicité : nulle pompe de paroles, point de phrases harmonieuses & périodiques, point de fleurs jettées à pleines mains, sur-tout exemption totale des mouvemens impétueux & des passions oratoires. Les réflexions peuvent être fines & ingénieuses : mais il faut qu’elles soient fondues dans le discours, [t. II, p. 289] & ne rompent point le fil de la narration. Je ne conseillerois à personne d’imiter dans une histoire les réflexions excellentes, mais longues, de Polybe chez les Grecs, & de Comines parmi nos François.

< Manchette : Style Epistolaire.>

Un autre genre auquel la simplicité convient parfaitement & uniquement, est le genre Epistolaire. Nous en avons un excellent modele dans les lettres de Madame de Sévigné, où se fait sentir jusqu’au charme cette simplicité élégante dont nous parlons ici. Il est étonnant qu’étant toutes écrites à la même personne, & roulant presque toujours sur le même objet, c’est-à-dire, sur l’expression de la tendresse maternelle, elles plaisent constamment & ne lassent jamais. Le talent d’écrire des lettres est le talent des Dames : mais aucune, je pense, n’a égalé celle-ci. Les lettres de Cicéron, & sur tout celles à Atticus, sont pareillement des modeles de simplicité. Pour ce qui est de celles de Pline, elles sont intéressantes sans doute par l’agrément & la finesse du style, par le caractere de probité qu’elles expriment : mais la simplicité leur manque, elles n’ont point le ton naturel, [t. II, p. 290] on sent dans l’Auteur la recherche de l’esprit & le desir de plaire ; on voit qu’elles ne sont pas écrites précisément pour ceux à qui elles s’adressent, mais pour le public, à qui prétendoit les faire passer celui qui les écrivoit.

< Manchette : Difficulté de réussir dans le style simple.>

De tout ce que nous venons de dire sur le style simple, on conçoit aisément combien est vrai le jugement que Cicéron en a porté <De Orat. n. 76>. « Ce style, dit-il, différe plus du style commun & vulgaire dans la réalité, que suivant l’apparence extérieure. A en juger en spéculation on croiroit que rien n’est plus aisé : mais que l’on en fasse l’essai, on éprouvera combien la chose est difficile. » En effet quand les agrémens du dehors manquent, il faut que le mérite du fond soit exquis.

Les discours de M. l’Abbé Fleuri sur l’Histoire Ecclésiastique sont d’excellens modeles du genre simple : & ils vérifient parfaitement la derniere remarque que je viens de faire. Quel sens ! quelle sagacité dans les observations ! quelle justesse de raisonnement ! quel coloris de probité & de vertu chrétienne répandu sur tout le [t. II, p. 291] corps du discours ! Ce sont des mets solides & choisis, pleins de suc & de substance. Qui osera se promettre d’en servir de pareils ? Mais dans le style nulle recherche, nul raffinement nul ragoût. Chacun croiroit pouvoir écrire de cette maniere.

Le goût de simplicité, en tant qu’il exclut l’affectation, doit se trouver par-tout, même dans le style le plus noble : & c’est l’alliance de la simplicité avec la noblesse qui fait la perfection. Aucun Poëte n’est plus grand que Virgile : aucun n’est plus simple & plus naturel dans son expression & dans le tour de sa phrase. C’est ce qu’a judicieusement remarqué M. Nicole <Education d'un Prince. Part. II. n. 39> : & sa réflexion tout-à-fait utile pour former le goût, terminera convenablement la discussion & l’examen de tout ce qui appartient au genre simple. « Il y a, dit cet excellent observateur, deux sortes de beautés dans l’Eloquence. L’une consiste dans les pensées belles & solides, mais extraordinaires & surprenantes. Lucain, Sénéque & Tacite sont remplis de ces sortes de beautés. L’autre au contraire ne consiste nullement dans les pensées rares, mais [t. II, p. 292] dans un certain air naturel, dans une simplicité facile, élégante & délicate, qui ne bande point l’esprit, qui ne lui présente que de images communes, mais vives & agréables, & qui sait si bien le suivre dans ses mouvemens, qu’elle ne manque jamais de lui proposer sur chaque sujet les objets dont il doit être touché, & d’exprimer toutes les passions & les mouvemens, que les choses qu’elle représente y doivent produire. Cette beauté est celle de Térence & de Virgile. Et 1’on voit par-là qu’elle est encore plus difficile que l’autre, puisqu’il n’est point d’Auteur dont on ait moins approché que de ceux-là. » Ce morceau joint l’exemple au précepte. Il est écrit avec une noble simplicité qui est le caractere dominant de l’Auteur dans tous ses ouvrages.

[...]

Observations sur les trois genres de style. L’Orateur doit posséder les trois genres de style, & souvent les fondre ensemble.

Des trois genres de style, le simple, l’orné, le grand & élevé, qui se sou-divise en deux branches, le troisieme est sans doute le plus digne d’estime. C’est celui qui produit les plus grands effets, qui attire le plus de gloire : c’est à ce style qu’il faut appliquer le mot de Cicéron, qui nous a été conservé par Quintilien <Instit. Orat. l. VIII. c. 3>. « Une éloquence [t. II, p. 320] qui ne remplit pas les auditeurs d’admiration, ne mérite pas d’être appellée éloquence ». Mais si ce genre est le plus excellent, il ne s’ensuit pas qu’il suffise. Je le répete : la loi suprême de tout l’Art de bien dire est, que le style soit conforme à la nature du sujet traité : & par conséquent celui-là seul sera digne du nom d’Orateur, qui saura traiter les petits sujets avec simplicité, les médiocres avec ornement, les grands avec noblesse, force, & grandeur.

Non-seulement les sujets sont de nature différente : mais entre les parties d’un même sujet il y a des différences, qui exigent par conséquent des styles différens. Dans les grandes causes tout n’est pas grand : & quelquefois dans les plus petites il se trouve des circonstances, qui demandent soit de l’ornement, soit de la force & de l’élévation.

La cause que Cicéron plaida pour Balbus étoit petite en elle-même. Il s’y agissoit de décider, si la qualité de citoyen Romain, dont jouissoit Balbus né à Cadix en Espagne, étoit fondée sur un titre légitime ; & la [t. II, p. 321] décision de cette question dépendoit d’une interprétation subtile de quelques termes de Droit. Mais c’étoit Pompée qui avoit donné à Balbus le titre de citoyen Romain : & dans le tems où se plaidoit cette cause, il n’étoit pas permis de parler froidement de Pompée, qui étoit actuellement au plus haut degré de gloire, de grandeur, & de puissance dans Rome. Aussi Cicéron, dans son plaidoyer, d’ailleurs assez sec, comme la matiere l’exigeoit, inséra-t-il à la louange de Pompée un morceau brillant & magnifique <Quintilien, l. VIII. c. 3>, qui lui attira de la part du peuple Romain des acclamations & des applaudissemens au-dessus de toute expression.

Dans les causes les plus éclatantes le style simple convient, comme j’ai eu soin de le remarquer, à la narration du fait, à la discussion des preuves. L’Exorde est susceptible d’un ornement modeste. Le style relevé par la grandeur des idées, ou par la force du sentiment, doit être réservé pour l’amplification qui suit la preuve, & pour la Peroraison.

Ainsi, tous les genres de style se trouvent souvent réunis dans un même [t. II, p. 322] discours : & le plaidoyer de Démosthene pour Ctésiphon, si fameux par la sublimité & la véhémence, ne présente dans une grande partie de ce qu’il renferme d’autres vertus du style, que la clarté, l’exactitude, & la précision.

Bien plus, ces différens styles se mêlent ensemble, & empruntent souvent quelque chose du caractere l’un de l’autre. Il est une simplicité toute nue, comme celle des fables d’Esope : il en est une élégante & ornée, comme dans les fables de Phedre, & surtout de la Fontaine. La beauté des plans généraux, l’ordre & la distribution qui regne dans chaque partie du discours, la clarté de l’expression, simple sans bassesse, & noble sans affectation, voilà les vertus que M. d’Aguesseau releve particuliérement <T. I. p. 407> dans les sermons du Pere Bourdaloue, toutes vertus du style simple : mais cet Orateur y joint, lorsqu’il le faut, la force & l’élévation. M. Bossuet est sublime, mais souvent orné. Ce qui domine dans M. Fléchier, c’est l’ornement : & son discours s’éleve quelquefois jusqu’au sublime.

De-là il s’ensuit qu’il ne s’agit point [t. II, p. 323] pour l’Orateur de choisir l’un des styles, mais qu’il doit, comme nous l’avons déja dit, les posséder tous, & savoir les manier & les employer selon les besoins de la matiere & des circonstances. Il doit même les fondre ensemble & les tempérer l’un par l’autre. Car ces styles ne sont pas, comme les idées métaphysiques, des essences isolées, & séparées par des intervalles profonds, qui empêchent toute communication de l’une à l’autre. Ils ressemblent plutôt aux couleurs de la Peinture, & aux tons de la Musique, qui admettent des dégradations & des nuances à l’infini pour s’éloigner ou se rapprocher. L’habileté de l’Artiste est de savoir les combiner si heureusement, qu’il en résulte tout l’effet qu’il désire.