PERORATIO / PÉRORAISON
DE LA PERORAISON.
Aristote ne dit rien de considerable, sur cette partie que nous n’ayons traittée à fond, tout ce qu’il dit de plus que nous, c’est qu’il trouve bon qu’en rapportant les raisons de la partie adverse, on les loüe d’un ton ironique, qu’en rapportant les siennes, on les méprise d’un air railleur, & qu’estant sur le point de finir, on rejette les dernieres raisons sans conjonction: mais ces preceptes ne sont pas de grande importance, il pouvoit se passer de les prescrire.
Enfin apres qu’Aristote à traité des parties de l’oraison il dit quelque chose de ce qui appartient proprement à chaque genre.
Il dit que les loix sont le fondement du genre judiciaire.
Que les exemples sont le fort du genre déliberatif.
Et que l’exageration est la figure du genre demonstratif.
Et on peut adjouster à cela que le judiciaire veut les Euthymemes, & les mouvemens.
Que le déliberatif veut les sentences.
Et que le demonstratif veut les antitheses, & les Metaphores, les Periphrases, & les repetitions figurées.