Joseph de Jouvancy, 1710 : Candidatus rhetoricae

Définition publiée par Mattana-Basset

Joseph de Jouvancy, L’Élève de rhétorique (Candidatus rhetoricae, 1e éd. 1710, 1e trad. 1892), édité par les équipes RARE et STIH sous la direction de D. Denis et Fr. Goyet, Paris, Classiques Garnier, 2019, troisième partie, "De l'élocution", chap. II, "Des figures", art. II, "Des Figures de Pensées", "La Communication", p. 186-187. 

Définition publiée par RARE, le 01 juin 2020

La Communication est une figure où, plein de confiance dans notre cause, nous consultons nos adversaires, ou nous délibérons avec les juges sur ce qu’il faut faire, ou sur ce qu’il aurait fallu faire. Ainsi Cicéron < Verr. prim. § 32 > dit : « < Maintenant, juges, je vous le demande ; que dois-je faire ? > Vous me donnerez certainement ce conseil tacite, que je comprends moi-même comme nécessaire ».

< « Vous-même enfin, Labiénus, que feriez-vous dans de telles circonstances et au milieu d’un tel péril ? Lorsque la peur vous conseillerait de fuir et de vous cacher ; lorsque la scélératesse et les fureurs de Saturninus vous réclameraient au Capitole, et que les consuls vous appelleraient à la défense de la patrie et de la liberté, de qui reconnaîtriez-vous l’autorité ou la voix ? Quel parti voudriez-vous embrasser, à qui voudriez-vous obéir ? » Cicéron, Pour Rabirius accusé de crime d’État, § 22.

« Je vous le demande, juges, etc. (ici, il explique de quoi il s’agit, et ensuite les consulte ainsi) Quel pourrait être votre avis sur une pareille consultation ? Assurément, si je connais bien votre bonté et votre prudence, je ne me trompe guère sur ce que vous pourriez répondre si je vous consultais. » Cicéron, Pour Quinctius, § 54. >