Joseph de Jouvancy, 1710 : Candidatus rhetoricae

Définition publiée par Mattana-Basset

Joseph de Jouvancy, L’Élève de rhétorique (Candidatus rhetoricae, 1e éd. 1710, 1e trad. 1892), édité par les équipes RARE et STIH sous la direction de D. Denis et Fr. Goyet, Paris, Classiques Garnier, 2019, troisième partie, "De l'élocution", chap. II, "Des figures", art. II, "Des Figures de Pensées", "L'Interprétation", p. 196-197. 

Définition publiée par RARE, le 01 juin 2020

L’Interprétation est une figure que nous employons quand nous interprétons d’après nos sentiments et notre intelligence les paroles ou les actions de quelqu’un. 

Ainsi Cicéron, au commencement de la deuxième Philippique, se demande pourquoi Antoine se déchaîne contre lui : « Que dois-je croire ? dit-il, qu’Antoine me méprise ? » etc.

< Il me semble que Diogène a dit ceci (c’est ce que Sénèque rapporte dans De la tranquillité de l’âme, chapitre 8) : « Fortune, va-t-en voir ailleurs : Diogène ne possède plus rien sur quoi tu aies encore des droits », etc. 

Le même, au chapitre 14, écrit après avoir raconté une aventure de Canus Julius : « Je ne sais quelle était sa pensée ; car ce mot peut avoir bien des sens. Voulut-il outrager le prince et montrer », etc. >