Joseph de Jouvancy, 1710 : Candidatus rhetoricae

Définition publiée par Mattana-Basset

Joseph de Jouvancy, L’Élève de rhétorique (Candidatus rhetoricae, 1e éd. 1710, 1e trad. 1892), édité par les équipes RARE et STIH sous la direction de D. Denis et Fr. Goyet, Paris, Classiques Garnier, 2019, troisième partie, "De l'élocution", chap. I, "De la période", art. II, "De l'art de composer une Période","protase", p. 162-163. 

Définition publiée par RARE, le 16 juin 2020

Comment relie-t-on les membres ou parties d’une période ? R. En se servant de certaines particules dont les premières impliquent celles qui suivent. Les premières servent aux premiers membres de la période et contiennent ce que les rhéteurs nomment la protase. Les secondes comprennent la dernière partie de la période appelée apodose.

Tel est cet exemple d’une période à deux membres : « De même (particule) que les malades n’ont pas le goût des aliments (protase), de même (particule) les méchants n’ont pas le goût de la vertu (apodose). » Remarquons que la pensée, ou bien la matière de la période n’est pas comprise dans la protase, mais qu’elle l’est ordinairement dans l’apodose, ainsi qu’on le voit dans la période que nous venons de citer. < Voici la proposition, ou la matière de cette période : La vertu n’a pas de saveur pour les méchants. Dans la protase est contenu ce qui permet d’amplifier la période, c’est-à-dire de prouver et d’orner l’idée de celle-ci. >

Donnez quelques particules qui servent à relier les membres d’une période. < R. On en trouvera d’innombrables au fil de ses lectures. Telles sont : > De même que… ainsi. Si… alors. Autant… comme. D’un côté… de l’autre. Tel… tel. Même si… pourtant. De même que… de même. D’où… de là. D’autant plus… que. Non moins… que. Et… et.