Jacques Du Roure, 1662 : La Rhétorique françoise

Définition publiée par Leïla Perrier

Jacques Du Roure, La Rhétorique française nécessaire à tous ceux qui veulent parler, ou écrire comme il faut et faire ou juger : des discours familiers, des lettres, des harangues, des plaidoyers, et des prédications, Paris, chez l’Auteur, 1662, Troisième partie, p. 26, 29.

Définition publiée par Leïla Perrier, le 22 juin 2022

           Il y a cette difference entre les figures dont il reste à parler que comme on peut voir par leur noms mémes, celles qu’on apelle de la diction consistent dans les mos au lieu que les autres qui reçoivent le nom de figures de la pensée, ne dependent que des choses. [...] On peut faire en trois ou quatre sortes une figure de diction selon qu’on ôte, ou qu’on ajoute des mos ou enfin selon qu’on uze de ceux qui sont ou les mémes ou semblables.

[...] [p. 29] [...] 

On a acoutumé de marquer icy les uzages des figures qui consistent dans la diction, mais il est impossible de les raporter tous : Et ceux qu’on raporte sont quelquefois faux, ou parce que chacun les voit assez de luy méme, inutiles. Seulement on peut dire que dans les figures de la diction & de la pensée mémes, il faut avoir un extreme soin de leur mélange, de leur rareté & principalement de leur choix. [pour plus de précisions sur la bonne proportion avec laquelle les figures doivent être employées et mêlées, consulter l'entrée du glossaire sur le Style agréable].