Étienne Dubois de Bretteville, 1689 : L’Éloquence de la chaire et du barreau

Définition publiée par Kayirici

Étienne Dubois de Bretteville, L’Éloquence de la chaire et du barreau selon les principes les plus solides de la rhétorique sacrée et profane, Paris, Denys Thierry, 1689, p. 99-100

 L’Induction est un raisonnement par lequel on va de la connoissance de plusieurs choses particulieres, à la connoissance d’une verité generale : Par exemple.

« Vous cherchés en toutes choses ce qui est bon. Vous cherchés à acheter une Terre qui soit bonne. Vous desirés  des amis, des esclaves, des enfans qui soient bons, &c. Il n’y a que vôtre Ame que vous ne cherchés pas à rendre bonne. Est-il possible qu’il n’y ait que vôtre esprit & vôtre cœur que vous vouliés souffrir mauvais ? »

Esaü a gemi, & ses larmes ont été inutiles. Saül a demandé pardon, & il ne l’a pas obtenu.

« Pharaon a reconnu son crime, & il est damné. Antiochus fit penitence, & Dieu ne l’écouta pas. Judas est mort de desepoir d’avoir trahi son Maître, & il est dans les Enfers. Aprés cela, pecheur, espere si tu veux ; & demande, si tu l’oses, une grace qui te convertisse, & qui te sauve à la mort. »