Joseph de Jouvancy, 1710 : Candidatus rhetoricae

Définition publiée par Mattana-Basset

Joseph de Jouvancy, L’Élève de rhétorique (Candidatus rhetoricae, 1e éd. 1710, 1e trad. 1892), édité par les équipes RARE et STIH sous la direction de D. Denis et Fr. Goyet, Paris, Classiques Garnier, 2019, troisième partie, "De l'élocution", chap. II, "Des figures", art. I, "Des Figures de Mots", §2. "Des autres Figures de Mots", "L'Adjonction", p. 178-179. 

Définition publiée par RARE, le 01 juin 2020

L’Adjonction a lieu quand plusieurs propositions se rapportent à un seul mot. Ainsi : « La débauche a vaincu la pudeur ; l’audace, la crainte ; et la démence, la raison. »

< « Il brûle d’une telle cupidité que ni la pudeur ne peut l’éloigner de l’infamie, ni la chasteté de la turpitude, ni la piété du crime, ni la honte de salir sa race et sa famille de la souillure des plaisirs. »

« Son corps ne s’est jamais privé d’aucun plaisir, ses mains d’aucune violence, ses actions d’aucune turpitude. »

« Il n’a point été détourné de sa route par la cupidité, pour aller s’emparer de quelque riche butin ; par la débauche, pour satisfaire sa passion ; par le charme des lieux, pour se procurer une distraction ; par la renommée de quelque ville, pour contenter sa curiosité ; enfin, par la fatigue même, pour prendre du repos. » Cicéron, Pour la loi Manilia, § 40. >