Définitions

Ajouter une définition

1710 : Joseph de Jouvancy

Candidatus rhetoricae

Joseph de Jouvancy, L’Élève de rhétorique (Candidatus rhetoricae, 1e éd. 1710, 1e trad. 1892), édité par les équipes RARE et STIH sous la direction de D. Denis et Fr. Goyet, Paris, Classiques Garnier, 2019, troisième partie, "De l'élocution", chap. II, "Des figures", art. II, "Des Figures de Pensées", "La Déprécation", p. 188-191. 

Consulter

Dictionnaires et encyclopédies

CN. Au sens de Obsecratio.

Furetière

Terme de Rhetorique, est une figure d’Orateurs, par laquelle ils souhaitent qu’il arrive quelque grand mal ou punition à celuy qui ne dira pas la verité de luy, ou de son adversaire.

 

Encyclopédie

[Mallet]

Figure de Rhétorique, par laquelle l’orateur implore l’assistance, le secours de quelqu’un, ou par laquelle il souhaite qu’il arrive quelque punition ou quelque grand mal à celui qui parlera faussement de lui ou de son adversaire. Celle-ci s’appelle plus proprement imprécation. Voyez Imprécation.

 

Cicéron donne un bel exemple de la déprécation proprement dite, dans ce morceau de l’oraison pour Déjotarus :

hoc nos metu, Casar, per fidem & constantiam & clementiam tuam libera, ne residere in te ullam partem iracundia suspicemur. Per dexteram te istam oro, quam regi Dejotaro hospes hospiti porrexisti, istam, inquam, dexteram, non jam in bellis & praeliis quam in promissis & fide firmiorem.

 

Littré

Terme de rhétorique. Figure par laquelle on s’interrompt au milieu d’un discours pour demander aux dieux d’écarter un malheur ou un danger. Par exemple dans Phèdre de Racine, IV, 4, Thésée dit :

Qu’on appelle mon fils, qu’il vienne se défendre :

Qu’il vienne me parler, je suis près de l’entendre.

Ne précipite pas tes funestes bienfaits, Neptune…

Ce dernier vers forme une déprécation.