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1837 : Joseph Victor Le Clerc

Nouvelle Rhétorique, extraite des meilleurs écrivains anciens et modernes

Joseph-Victor Le Clerc, Nouvelle Rhétorique, extraite des meilleurs écrivains anciens et modernes, suivie d'Observations sur les matières de composition dans les classes de rhétorique, et d’une Série de Questions à l’usage de ceux qui se préparent aux Examens dans les Collèges royaux et à la Faculté des Lettres, Bruxelles, Société belge de librairie, etc., Hauman, Cattoir et comp°, 1837 (1ère éd. 1823), p. 238

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1837 : Joseph Victor Le Clerc

Nouvelle Rhétorique, extraite des meilleurs écrivains anciens et modernes

Joseph-Victor Le Clerc, Nouvelle Rhétorique, extraite des meilleurs écrivains anciens et modernes, suivie d'Observations sur les matières de composition dans les classes de rhétorique, et d’une Série de Questions à l’usage de ceux qui se préparent aux Examens dans les Collèges royaux et à la Faculté des Lettres, Bruxelles, Société belge de librairie, etc., Hauman, Cattoir et comp°, 1837 (1ère éd. 1823), p. 238

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Dictionnaires et encyclopédies

Encyclopédie

[Dumarsais]

Ce mot est grec, & signifie division, διαίρεσις, divisio de διαιρέω, divido. La diérese est donc une figure qui se fait lorsque par une liberté autorisée par l’usage d’une langue, un poëte qui a besoin d’une syllabe de plus pour faire son vers divise sans façon en deux syllabes les lettres qui dans le langage ordinaire n’en font qu’une.

O vous qui aspirez à l’honneur de bien scander les vers latins, dit le docte Despautere, apprenez bien ce que c’est que la diérese, cette figure, qui d’une seule syllabe, a la vertu d’en faire deux : hé, n’est-ce pas par la puissance de cette figure que Horace a fait trois syllabes de silvæ, qui régulierement n’est que de deux ?

 

Aurarum & si-lu-œ metu. Hor. liv. I. ode xxiij. v. 4

 

Nunc mare, nunc si-lu-œ

Threicio aquilone sonant. Hor. l. V. od. xiij. v. 3.

 

Voici les vers de Despautere :

 

Scandere, si bene vis, tu nosce diæresin aptè,

Ex unâ per quam duplex fit syllaba semper.

Sic si-lu-æ vates lyricus trisyllabon effert.

 

Plaute, dans le prologue de l’Asinaire, a fait un dissyllabe du monosyllabe, jam.

Hoc agite, sultis, spectatores nunc i-am.

 

Ce qui fait un vers iambe trimetre.

 

C’est une diérese quand on trouve dans les auteurs aula-i pour aulæ, vita-i au lieu de vitæ, & dans Tibule dis-so-lu-endæ pour dissolvendæ.

 

Au reste il semble que la jurisdiction de cette figure ne s’étende que sur l’i & sur l’u, que les poëtes latins font à leur gré, ou voyelles ou consonnes. Notre langue n’est pas si facile à l’égard de nos poëtes, elle n’a pas pour eux plus d’indulgence que pour les prosateurs. Elle veut que nos poëtes nous charment, nous enlevent par le choix & par la vivacité des images & des figures, par la noblesse & l’harmonie de l’élocution, en un mot par toutes les richesses de la poésie, mais elle ne leur permet pas de nous transporter dans un pays où nous trouverions souvent des mots inconnus ou déguisés. Voyez Poésie. (F)

 

Littré

Terme de grammaire grecque et latine. Division d’une diphthongue en deux syllabes. Dans vitaï, est une diérèse pour vitæ, de vita, la vie.

 

On donne aussi ce nom au signe qui indique la diérèse et que nous appelons tréma.

 

On donne quelquefois ce nom à la tmèse.

Sorte de métaplasme qui consiste à faire entendre dans un mot une syllabe de plus qu’il n’en a ordinairement ; ainsi diamant est de deux syllabes en prose, et il en a trois en vers, Legoarant.

 

Terme de logique. Division d’une chose en ses parties constitutives.