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1660 : Bary

La Rhetorique Francoise

René Bary, La Rhetorique Francoise Ou L'On Trouve de nouveaux Exemples sur les Passions & sur les Figures. Ou l'On Traite à Fonds de la Matière des Genres Oratoires, Paris, Pierre le Petit, 1660,  deuxièmle partie, « De la rhétorique de la disposition », p. 259

 

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1671 : Le Gras

La Rhetorique Françoise ou les preceptes de l'ancienne et vraye eloquence accomodez à l'usage des conversations & de la Societé civile : Du Barreau : Et de la Chaire

Le Gras, La Rhetorique Françoise ou les preceptes de l'ancienne et vraye eloquence accomodez à l'usage des conversations & de la Societé civile : Du Barreau : Et de la Chaire, Paris, A. de Rafflé, 1671, Seconde partie de la Rethorique, « De la Disposition », « Préface », p. 90-91.

 

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1710 : Joseph de Jouvancy

Candidatus rhetoricae

Joseph de Jouvancy, L’Élève de rhétorique (Candidatus rhetoricae, 1e éd. 1710, 1e trad. 1892), édité par les équipes RARE et STIH sous la direction de D. Denis et Fr. Goyet, Paris, Classiques Garnier, 2019, première partie, "Comprenant les premiers éléments de rhétorique relatifs à l'invention", chap. IV, "Des parties de l'éloquence", p. 66-67 et deuxième partie, "< De la deuxième partie de l'éloquence ou > de la disposition du discours", p. 120-151. 

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1782 : Pierre Thomas Nicolas Hurtaut

Manuale rhetorices

P. T. N. Hurtaut, Manuale rhetorices ad usum studiosae juventutis academicae, Exemplis tum Oratoriis, tu Poeticis, editio tertia, Paris, chez l'auteur, 1782, deuxième section "De Dispositione", p. 94-95.

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1837 : Joseph Victor Le Clerc

Nouvelle Rhétorique, extraite des meilleurs écrivains anciens et modernes

Joseph-Victor Le Clerc, Nouvelle Rhétorique, extraite des meilleurs écrivains anciens et modernes, suivie d'Observations sur les matières de composition dans les classes de rhétorique, et d’une Série de Questions à l’usage de ceux qui se préparent aux Examens dans les Collèges royaux et à la Faculté des Lettres, Bruxelles, Société belge de librairie, etc., Hauman, Cattoir et comp°, 1837 (1ère éd. 1823), p. 65

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1872 : Colonia

De arte rhetorica, libri quinque

Dominique De Colonia, De Arte rhetorica libri quinque, Lyon, apud Briday Bibliopolam, 1872, Liber Tertius, "De Dispositione" p 171-172

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Dictionnaires et encyclopédies

Furetière

Ordre, rang, situation des choses. Voilà une belle disposition de jardin, d’un tableau, d’un bastiment de theatre. Un des grands points de l’Eloquence, c’est de faire une belle disposition de son discours. On a rapporté que les ennemis étoient en bonne disposition de combattre.

 

Encyclopédie

[Mallet]

Partie de la Rhétorique qui consiste à placer & ranger avec ordre & justesse les différentes parties d’un discours.

 

La disposition est dans l’art oratoire ce qu’est un bel ordre de bataille dans une armée, lorsqu’il s’agit d’en venir aux mains ; car il ne suffit pas d’avoir trouvé des argumens & des raisons qui doivent entrer dans le sujet que l’on traite, il faut encore savoir les amener, les disposer dans l’ordre le plus propre à faire impression sur l’esprit des auditeurs. Toutes les parties d’un discours doivent avoir entre elles un juste rapport, pour former un tout qui soit bien lié & bien assorti ; ce qu’Horace a dit du poëme, étant exactement applicable aux productions de l’éloquence :

Singula quœque locum teneant sortita decenter.

 

La disposition est donc l’ordre ou l’arrangement des parties d’un discours, qu’on met ordinairement au nombre de quatre ; savoir l’exorde ou début, la narration, la confirmation, & la peroraison ou conclusion : quelques-uns cependant en distinguent jusqu’à six ; savoir l’exorde, la division, la narration, la confirmation, la réfutation, & la peroraison, qu’ils expriment par ce vers technique :

Exorsus, narro, seco, firmo, refello, peroro.

 

Mais il est beaucoup plus simple de comprendre la division dans l’exorde, & la réfutation dans la confirmation.

 

La disposition est ou naturelle ou artificielle ; la naturelle est celle dans laquelle on vient de ranger toutes les parties du discours. En effet, ce ne sont pas les regles, mais la nature elle-même qui dicte que pour persuader les auditeurs, 1°. il faut les disposer à écouter favorablement les choses dont on veut les entretenir. 2°. Il faut leur donner quelque connoissance de l’affaire que l’on traite, afin qu’ils sachent de quoi il s’agit. 3°. On ne doit pas se contenter d’établir ses propres preuves, il faut renverser celles de ses adversaires ; & enfin lorsqu’un discours est étendu, & qu’il est à craindre qu’une partie des choses qu’on a dites ne se soit échappée de la mémoire des auditeurs, il est bon de répeter en peu de mots sur la fin ce qu’on a dit plus au long.

 

Parmi les modernes, un discours se distribue en exorde, division ou proposition, premiere, seconde, & quelquefois troisieme partie, & peroraison ; & dans l’éloquence du barreau on distingue l’exorde, la narration ou le fait, ou la question de droit, la preuve ou les moyens, la replique ou réponse aux objections, & la conclusion, ou, comme on dit en style de palais, les conclusions.

 

Par disposition artificielle on entend celle où pour quelque raison particuliere on s’écarte de l’ordre naturel, en mettant une partie à la place de l’autre. Voyez chaque partie du discours sous son article, Exorde, Narration, Confirmation , &c.

 

Littré

Terme de rhétorique. La seconde des parties de la rhétorique, celle par laquelle on dispose dans le meilleur ordre ce que l’on a trouvé par l’invention.

 

Dans le langage commun, la distribution des parties d’un discours. La disposition est une partie essentielle et qu’on ne peut négliger.