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1660 : Bary

La Rhetorique Francoise

René Bary, La Rhetorique Francoise Ou L'On Trouve de nouveaux Exemples sur les Passions & sur les Figures. Ou l'On Traite à Fonds de la Matière des Genres Oratoires, Paris, Pierre le Petit, 1660,  troisième partie, « De l'élocution», p. 287

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1689 : Étienne Dubois de Bretteville

L’Éloquence de la chaire et du barreau

Étienne Dubois de Bretteville, L’Éloquence de la chaire et du barreau selon les principes les plus solides de la rhétorique sacrée et profane, Paris, Denys Thierry, 1689, p.8-9

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1710 : Joseph de Jouvancy

Candidatus rhetoricae

Joseph de Jouvancy, L’Élève de rhétorique (Candidatus rhetoricae, 1e éd. 1710, 1e trad. 1892), édité par les équipes RARE et STIH sous la direction de D. Denis et Fr. Goyet, Paris, Classiques Garnier, 2019, première partie, "Comprenant les premiers éléments de rhétorique relatifs à l'invention", chap. IV, "Des parties de l'éloquence", p. 66-67 et troisième partie, "De l'élocution", p. 33-54. 

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1718 : Quintilien

De l'institution de l'orateur

Quintilien, De l'institution de l'orateur, Ie siècle ap. J-C ; trad. M l'Abbé Gedoyn, Chanoine de la Ste Chapelle de Paris, de l'Académie Royale des Inscriptions, & belles Lettres, Paris, Gregoire Dupuis, 1718, livre VIII, chap. I "Ce qu'il faut considérer dans l'Élocution", p 518

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1782 : Pierre Thomas Nicolas Hurtaut

Manuale rhetorices

 P. T. N. Hurtaut, Manuale rhetorices ad usum studiosae juventutis academicae, Exemplis tum Oratoriis, tu Poeticis, editio tertia, Paris, chez l'auteur, 1782, troisième section "De Elocutione",  p. 142.

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1872 : Colonia

De arte rhetorica, libri quinque

Dominique De Colonia, De Arte rhetorica libri quinque, Lyon, apud Briday Bibliopolam, 1872, Liber Primus, "De Elocutione", p 71

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Dictionnaires et encyclopédies

Furetière

Paroles avec lesquelles on exprime sa pensée. L’Orateur doit avoir grand soin de l’élocution, du choix des paroles. La beauté du stile vient de la beauté de l’élocution. L’élocution doit être facile et naturelle. Cet Auteur a une élocution barbare et embrouillée.

 

Encyclopédie

[d’Alembert]

Partie de la Rhétorique qui traite de la diction & du style de l’orateur ; les deux autres sont l’invention & la disposition. Voyez ces deux mots. Voyez aussi Orateur, Discours.

 

J’ai dit que l’élocution avoit pour objet la diction & le style de l’orateur ; car il ne faut pas croire que ces deux mots soient synonymes : le dernier a une acception beaucoup plus étendue que le premier. Diction ne se dit proprement que des qualités générales & grammaticales du discours, & ces qualités sont au nombre de deux, la correction & la clarté. Elles sont indispensables dans quelqu’ouvrage que ce puisse être, soit d’éloquence, soit de tout autre genre ; l’étude de la langue & l’habitude d’écrire les donnent presqu’infailliblement, quand on cherche de bonne foi à les acquérir. Style au contraire se dit des qualités du discours, plus particulieres, plus difficiles & plus rares, qui marquent le génie & le talent de celui qui écrit ou qui parle : telles sont la propriété des termes, l’élégance, la facilité, la précision, l’élévation, la noblesse, l’harmonie, la convenance avec le sujet, &c. Nous n’ignorons pas néanmoins que les mots style & diction se prennent souvent l’un pour l’autre, sur-tout par les auteurs qui ne s’expriment pas sur ce sujet avec une exactitude rigoureuse ; mais la distinction que nous venons d’établir, ne nous paroît pas moins réelle. On parlera plus au long au mot Style, des différentes qualités que le style doit avoir en général, & pour toutes sortes de sujets : nous nous bornerons ici à ce qui regarde l’orateur. Pour fixer nos idées sur cet objet, il faut auparavant établir quelques principes.

 

Qu’est-ce qu’être éloquent ? Si on se borne à la force du terme, ce n’est autre chose que bien parler ; mais l’usage a donné à ce mot dans nos idées un sens plus noble & plus étendu. Être éloquent, comme je l’ai dit ailleurs, c’est faire passer avec rapidité & imprimer avec force dans l’ame des autres, le sentiment profond dont on est pénétré. Cette définition paroît d’autant plus juste, qu’elle s’applique à l’éloquence même du silence & à celle du geste. On pourroit définir autrement l’éloquence, le talent d’émouvoir ; mais la premiere définition est encore plus générale, en ce qu’elle s’applique même à l’éloquence tranquille qui n’émeut pas, & qui se borne à convaincre. La persuasion intime de la vérité qu’on veut prouver, est alors le sentiment profond dont on est rempli, & qu’on fait passer dans l’ame de l’auditeur. Il faut cependant avoüer, selon l’idée la plus généralement reçûe, que celui qui se borne à prouver & qui laisse l’auditeur convaincu, mais froid & tranquille, n’est point proprement éloquent,

 

Littré

Partie de la rhétorique qui traite du choix et de l’arrangement des mots.