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1659 : Bary

La Rhetorique Francoise

René Bary, La Rhetorique Francoise Ou L'On Trouve de nouveaux Exemples sur les Passions & sur les Figures. Ou l'On Traite à Fonds de la Matière des Genres Oratoires, Paris, Pierre le Petit, 1660, première partie, « De l'enthymeme », p. 22

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1671 : Le Gras

La Rhetorique Françoise ou les preceptes de l'ancienne et vraye eloquence accomodez à l'usage des conversations & de la Societé civile : Du Barreau : Et de la Chaire

Le Gras, La Rhetorique Françoise ou les preceptes de l'ancienne et vraye eloquence accomodez à l'usage des conversations & de la Societé civile : Du Barreau : Et de la Chaire, Paris, A. de Rafflé, 1671, Seconde partie de la Rethorique, « De la Disposition », chap. V, « Des Enthymemes », p. 144-145.

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1689 : Étienne Dubois de Bretteville

L’Éloquence de la chaire et du barreau

Étienne Dubois de Bretteville, L’Éloquence de la chaire et du barreau selon les principes les plus solides de la rhétorique sacrée et profane, Paris, Denys Thierry, 1689, p. 96-98

 

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1710 : Joseph de Jouvancy

Candidatus rhetoricae

Joseph de Jouvancy, L’Élève de rhétorique (Candidatus rhetoricae, 1e éd. 1710, 1e trad. 1892), édité par les équipes RARE et STIH sous la direction de D. Denis et Fr. Goyet, Paris, Classiques Garnier, 2019, deuxième partie, "< De la deuxième partie de l'éloquence ou > de la disposition du discours", chap. III, "Des différentes espèces d'argumentation", "L'Enthymème", p. 126-129. 

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1718 : Quintilien

De l'institution de l'orateur

Quintilien, De l'institution de l'orateur, Ie siècle ap. J-C ; trad. M l'Abbé Gedoyn, Chanoine de la Ste Chapelle de Paris, de l'Académie Royale des Inscriptions, & belles Lettres, Paris, Gregoire Dupuis, 1718, livre VIII, chap. V "De ce que l’on appelle pensées ingénieuses, pointes, et sentences", p 535-536

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1782 : Pierre Thomas Nicolas Hurtaut

Manuale rhetorices

 P. T. N. Hurtaut, Manuale rhetorices ad usum studiosae juventutis academicae, Exemplis tum Oratoriis, tu Poeticis, editio tertia, Paris, chez l'auteur, 1782, première section "De inventione", deuxième partie  (argumentatio, lectio, imitatio),  chapitre I "De Argumentatione", p. 77.

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1872 : Colonia

De arte rhetorica, libri quinque

Dominique De Colonia, De Arte rhetorica libri quinque, Lyon, apud Briday Bibliopolam, 1872, Liber Tertius, chap. II, Art. I, "De Enthymemate", p 190-192

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Dictionnaires et encyclopédies

Furetière

Argument qui n’a que deux propositions, l’antecedent, et la consequence. Aristote le nomme l’argument de la Rhetorique, ou l’argument probable. En cela il est opposé au syllogisme, qui a trois propositions, qu’il appelle l’argument de la Dialectique. Ce mot vient du verbe Grec enthymeisthai, qui signifie penser et concevoir, en thymo, en l’entendement.

 

Encyclopédie

[Formey]

Est un argument qui ne comprend que deux propositions, l’antécedent, & le conséquent qu’on en tire. Il faut cependant observer que c’est un syllogisme parfait dans l’esprit, mais imparfait dans l’expression, parce qu’on y supprime quelqu’une des propositions, comme trop claire & trop connue, & comme étant facilement suppléée par l’esprit de ceux à qui on parle. Cette maniere d’argument est si commune dans les discours & dans les écrits, qu’il est rare, au contraire, qu’on y exprime toutes les propositions. L’esprit humain est flaté qu’on lui laisse quelque chose à suppléer; sa vanité est satisfaite qu’on se remette de quelque chose à son intelligence : d’ailleurs la suppression d’une proposition, assez claire pour être supposée, en abrégeant le discours, le rend plus fort & plus vif. Il est certain, par exemple, que si de ce vers de la Médée d’Ovide, qui contient un enthymème très élégant,

Servare potui, perdere an possim rogas ?

on en avoit fait un argument en forme, toute la grace en seroit ôtée : & la raison en est, que comme une des principales beautés d’un discours est d’être plein de sens, & de donner occasion à l’esprit de former une pensée plus étendue que n’est l’expression, c’en est au contraire un des plus grands défauts d’être vuide de sens, & de renfermer peu de pensées; ce qui est presque inévitable dans les syllogismes philosophiques, où la même pensée est pesamment renfermée dans trois propositions. C’est ce qui rend ces sortes d’argumens si rares dans le commerce des hommes; parce que, sans même y faire réflexion, on s’éloigne de ce qui ennuie, & l’on se réduit à ce qui est précisément nécessaire pour se faire entendre.

 

Il arrive aussi quelquefois que l’on renferme les deux propositions de l’enthymème dans une seule proposition, qu’Aristote appelle pour ce sujet sentence enthymématique. Tel est ce vers qu’il cite lui-même d’Euridipe, si je ne me trompe :

Mortel, ne garde pas une haine immortelle.

Tel est encore ce vers de Racine :

Mortelle, subissez le sort d’une mortelle.

 

V. Logique, Syllogisme.

 

Littré

Terme de logique. Raisonnement qui n’est qu’un syllogisme réduit à deux propositions, dont la première est appelée antécédent, et la seconde conséquent. La célèbre proposition de Descartes : Je pense, donc je suis, est un enthymème.

On peut même sous-entendre l’une des deux prémisses, lorsqu’elle est évidente ; c’est ce qui fait l’enthymème, syllogisme abrégé qui convient beaucoup mieux à un raisonnement rapide, et que préfère l’orateur lorsqu’il veut être véhément et pressant. [Marmontel, Éléments de littérature]