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1710 : Joseph de Jouvancy

Candidatus rhetoricae

Joseph de Jouvancy, L’Élève de rhétorique (Candidatus rhetoricae, 1e éd. 1710, 1e trad. 1892), édité par les équipes RARE et STIH sous la direction de D. Denis et Fr. Goyet, Paris, Classiques Garnier, 2019, cinquième partie, "Exercices préparatoires < d'Aphthonius >", VI. "Sixième exercice préparatoire, De la réfutation, de la confirmation, de la louange et du blâme", chap. III, "Des différentes espèces de petits discours et de la manière de traiter chacun d'eux", "Discours Généthliaque", p. 386-389. 

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1782 : Pierre Thomas Nicolas Hurtaut

Manuale rhetorices

P. T. N. Hurtaut, Manuale rhetorices ad usum studiosae juventutis academicae, Exemplis tum Oratoriis, tu Poeticis, editio tertia, Paris, chez l'auteur, 1782, deuxième section "De Dispositione", chap. IV "De variis Orationibus quae ad tria genera referri possunt", § I "Genus Demonstrativum ", p. 100-102

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Dictionnaires et encyclopédies

CN. voir Natalis (Oratio)

Furetière

On appelle aussi un Poëme genethliaque, les vers qui sont faits sur la naissance de quelque Prince, auquel on promet de grandes victoires par une espece de prediction.

 

Encyclopédie

[Mallet]

Espece de poëme qu’on fait sur la naissance de quelque prince ou quelqu’autre personne illustre, à laquelle on promet de grands avantages, de grandes prospérités, des succès & des victoires, par une espece de prédiction : c’est sur-tout dans ces sortes de pieces que les Poëtes se livrent à l’enthousiasme, & qu’ils prononcent des oracles que leurs héros n’ont pas toûjours soin de justifier.

 

Telle est l’églogue de Virgile sur la naissance du fils de Pollion, qui commence ainsi :

Sicelides Musœ, paulò majora canamus.

 

On appelle aussi discours généthliaques, ceux qu’on fait à l’occasion de la naissance de quelque prince ou autre personne d’un rang très-distingué.

 

[Jaucourt]

On nomme ainsi, comme on l’a remarqué dans le Dictionnaire, les pieces de vers qu’on fait sur la naissance des rois & des princes, auxquels on promet par une espece de prédiction, toute sorte de bonheur & de prospérités, prédiction que le tems dément presque toujours. Sophocle, loin de s’amuser à des poésies de ce genre également basses & frivoles, finit son Œdipe, ce chef-d’œuvre de l’art, par une réflexion toute opposée à celles des poëmes génethliaques. Voici la morale qu’il met dans la bouche du dernier chœur ; elle est digne des siecles les plus éclairés & les plus capables de goûter la vérité.

O Thébains, vous voyez ce roi, cet Œdipe, dont la pénétration développoit les énigmes du sphinx ; cet Œdipe, dont la puissance égaloit la sagesse ; cet Œdipe, dont la grandeur n’étoit point établie sur les faveurs de la fortune ! vous voyez en quel précipice de maux il est tombé. Apprenez, aveugles mortels, à ne tourner les yeux que sur les derniers jours de la vie des humains, & à n’appeller heureux que ceux qui sont arrivés à ce terme fatal.

 

Littré

Qui est relatif à la naissance d’un enfant. Poëme généthliaque. Discours généthliaque.