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1689 : Étienne Dubois de Bretteville

L’Éloquence de la chaire et du barreau

Étienne Dubois de Bretteville, L’Éloquence de la chaire et du barreau selon les principes les plus solides de la rhétorique sacrée et profane, Paris, Denys Thierry, 1689, p. 483-484

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1710 : Joseph de Jouvancy

Candidatus rhetoricae

Joseph de Jouvancy, L’Élève de rhétorique (Candidatus rhetoricae, 1e éd. 1710, 1e trad. 1892), édité par les équipes RARE et STIH sous la direction de D. Denis et Fr. Goyet, Paris, Classiques Garnier, 2019, deuxième partie, "< De la deuxième partie de l'éloquence ou > de la disposition du discours", chap. V, "Règles à observer dans chaque partie du discours", art. VII, "Règles du débit oratoire ou bien art de régler la voix et le geste", p. 146-151. 

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1872 : Colonia

De arte rhetorica, libri quinque

Dominique De Colonia, De Arte rhetorica libri quinque, Lyon, apud Briday Bibliopolam, 1872, Liber Quintus, III, "De Gestu", p 258-263

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Dictionnaires et encyclopédies

Furetière

Mouvement du corps qui se fait non pas pour changer de lieu, mais pour signifier quelque chose. Il consiste plus ordinairement dans l’action des mains, et ensuitte de la teste. Ce Prince tesmoigna par un geste approbatif, qu’il agreoit nostre present. Le geste est la principale partie de l’Orateur. La sarabande a des postures et des gestes lascifs. Le Faucheur a fait un beau Traitté du geste, ou de l’action de l’Orateur. le Pere Lucas Jesuite en a escrit aussi deux livres.

 

Encyclopédie

[Cahusac, Déclamation]

Le geste au théatre doit toûjours précéder la parole : on sent bien plutôt que la parole ne peut le dire ; & le geste est beaucoup plus preste qu’elle ; il faut des momens à la parole pour se former & pour frapper l’oreille ; le geste que la sensibilité rend agile, part toûjours au moment même où l’ame éprouve le sentiment.

 

L’acteur qui ne sent point & qui voit des gestes dans les autres, croit les égaler au-moins par des mouvemens de bras, par des marches en avant & par de froids reculemens en-arriere ; par ces tours oisifs enfin toûjours gauches au théatre, qui refroidissent l’action & rendent l’acteur insupportable. Jamais dans ces automates fatiguans l’ame ne fait agir les mouvemens ; elle reste ensevelie dans un assoupissement profond : la routine & la mémoire sont les chevilles ouvrieres de la machine qui agit & qui parle.

 

Baron avoit le geste du rôle qu’il joüoit : voilà la seule bonne maniere de les adapter sur le théatre aux différens mouvemens du caractere & de la passion. Voyez Déclamation.

 

Nous voyons au théatre françois des gestes & des mouvemens qui nous entraînent ; s’ils nous laissoient le tems de réfléchir, nous les trouverions desordonnés, sans grace, peut-être même desagréables : mais leur feu rapide échauffe, émeut, ravit le spectateur ; ils sont l’ouvrage du desordre de l’ame ; elle se peint dans cette espece de dégingandage, plus beau, plus frappant que ne pourroit l’être toute l’adresse de l’art : osons le dire, c’est le sublime de l’agitation de l’actrice ; c’est la passion elle même qui parle, qui me trouble, & qui fait passer dans mon ame tous les sentimens que son beau desordre me peint.

 

Littré

L’action et le mouvement du corps et particulièrement des bras et des mains, action et mouvement employés à signifier quelque chose.

Pour rendre un discours agréable,

Avec le ton de voix le geste est désirable. [Tristan, Panthée]