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1689 : Étienne Dubois de Bretteville

L’Éloquence de la chaire et du barreau

Étienne Dubois de Bretteville, L’Éloquence de la chaire et du barreau selon les principes les plus solides de la rhétorique sacrée et profane, Paris, Denys Thierry, 1689, p. 259

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1689 : Étienne Dubois de Bretteville

L’Éloquence de la chaire et du barreau

Étienne Dubois de Bretteville, L’Éloquence de la chaire et du barreau selon les principes les plus solides de la rhétorique sacrée et profane, Paris, Denys Thierry, 1689, p. 282

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1710 : Joseph de Jouvancy

Candidatus rhetoricae

Joseph de Jouvancy, L’Élève de rhétorique (Candidatus rhetoricae, 1e éd. 1710, 1e trad. 1892), édité par les équipes RARE et STIH sous la direction de D. Denis et Fr. Goyet, Paris, Classiques Garnier, 2019, troisième partie, "De l'élocution", chap. II, "Des figures", art. II, "Des Figures de Pensées", "L'Interrogation", p. 196-199. 

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1872 : Colonia

De arte rhetorica, libri quinque

Dominique De Colonia, De Arte rhetorica libri quinque, Lyon, apud Briday Bibliopolam, 1872, Liber Primus, chap. I, art. I, "De Figuris sententiarum", § I., "De Figuris ad movendum idoneis", V., "De Interrogatione et Subjectione", p 76-77

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Dictionnaires et encyclopédies

CN. voir Erotesis

Furetière

Est aussi une figure de Rhetorique d’un Orateur vehement, qui est une espece d’apostrophe à ses parties, et souvent d’autres choses.

 

Encyclopédie

Figure de Rhétorique, par laquelle celui qui parle avance une chose par forme de question. L’apostrophe qu’il se fait alors à lui-même ou qu’il fait aux autres, ne donne pas peu de poids & de véhémence à ce qu’il dit. L’orateur peut en plusieurs occasions employer cette figure avec avantage. 1°. Quand il parle d’une chose d’un ton affirmatif, & comme ne pouvant souffrir aucun doute ; 2°. quand il veut montrer les absurdités où l’on tomberoit en entreprenant de combattre ses sentimens ; 3°. lorsqu’il veut démêler les réponses captieuses ou les sophismes de son adversaire ; 4°. quand souvent pressé lu -même, il veut à son tour presser vivement son antagoniste. De ce dernier genre est ce bel endroit de l’oraison de Ciceron pour Ligarius, où il s’adresse avec une impétuosité, pour ainsi parler foudroyante, à l’accusateur Tubéron.

Quid enim, Tubero, tuus ille districtus in acie Pharsalicâ gladius agebat ? cujus latus ille mucro petebat ? Qui sensus erat armorum tuorum ? Quœ tua mens ? oculi ? manus ? ardor animi ? Quid cupiebas ? quid optabas ?

Il est évident que de pareils traits devoient embarasser un homme qui, ayant porté les armes contre Cesar, faisoit à Ligarius un crime de ce qu’il avoit tenu la même conduite.

 

Cette figure est très-propre à peindre toutes les passions vives, mais sur tout l’indignation.

Quoi, Rome & l’Italie en cendres

Me feront honorer Silla ?

J’admirerai dans Alexandre,

Ce que j’abhorre en Attila ?

 

Littré

Figure de rhétorique par laquelle l’orateur adresse à son adversaire ou au public une ou plusieurs questions auxquelles il sait bien qu’on ne répondra pas ; en d’autres termes, il met ses assertions sous la forme interrogative. Cicéron commence une de ses Catilinaires par cette interrogation :

Jusques à quand, Catilina, abuseras-tu de notre patience ?