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1671 : Le Gras

La Rhetorique Françoise ou les preceptes de l'ancienne et vraye eloquence accomodez à l'usage des conversations & de la Societé civile : Du Barreau : Et de la Chaire

 

Le Gras, La Rhetorique Françoise ou les preceptes de l'ancienne et vraye eloquence accomodez à l'usage des conversations & de la Societé civile : Du Barreau : Et de la Chaire, Paris, A. de Rafflé, 1671, Première partie de la Rethorique, « De l'Invention », chap. XVII, « De la Parabole », p. 65.

 

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1671 : Le Gras

La Rhetorique Françoise ou les preceptes de l'ancienne et vraye eloquence accomodez à l'usage des conversations & de la Societé civile : Du Barreau : Et de la Chaire

 

Le Gras, La Rhetorique Françoise ou les preceptes de l'ancienne et vraye eloquence accomodez à l'usage des conversations & de la Societé civile : Du Barreau : Et de la Chaire, Paris, A. de Rafflé, 1671, Troisième partie de la Rethorique, « De l'Elocution », chap. IV, « Des Figures de Sentences », p. 210-211.

 

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1671 : Le Gras

La Rhétorique française

Le Gras, La Rhétorique française ou les préceptes de l’ancienne et vraie éloquence accommodés à l’usage des conversations et de la Société civile, du Barreau et de la Chaire, Paris, 1671, première partie « De l’Invention », chap XVII, "Des lieux des arguments en général", p. 65

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Dictionnaires et encyclopédies

Furetière

Instruction allegorique fondée sur quelque chose de vray ou d’apparent de la nature ou de l’histoire, dont on tire quelque moralité par la comparaison de quelque autre chose qu’on veut faire entendre au peuple. Jesus-Christ enseignoit les Juifs en leur parlant par Paraboles. La Parabole des cinq Vierges sages et des cinq imprudentes. On a traduit en vers les Paraboles de l’Evangile. On appelle aussi les Paraboles de Salomon, le Livre de ses Proverbes.

 

Encyclopédie

(Critiq. sacrée.) παραβολὴ, ce terme grec que nous avons reçu, signifie communément dans l’Ecriture un discours qui présente un sens, & qui en a un autre que comprennent fort bien les personnes intelligentes. Les paraboles de l’Ecriture sont des instructions détournées, des sentences où il entre des comparaisons, des emblèmes.

 

Cette maniere d’enseigner par des paraboles, des énigmes, des discours figurés, étoit fort du goût des Orientaux. Les prophetes s’en servoient pour rendre plus sensibles aux princes les menaces & les promesses qu’ils leur faisoient ; ils reprennent aussi souvent les infideles de leur nation sous la parabole d’une épouse adultere. Ils décrivent les violences des peuples ennemis des Juifs, sous l’idée de quelque animal féroce. Nathan reproche à David son crime, sous la parabole d’un homme qui a enlevé la brebis d’un pauvre.

 

Jesus-Christ adopta l’usage des paraboles, des similitudes, & des discours figurés, dans la plûpart de ses instructions, soit aux Juifs, soit à ses disciples, comme il paroît par la lecture des Evangélistes, sur quoi Clément d’Alexandrie fait une excellente remarque, c’est qu’en ce genre il ne convient pas de presser les termes, ni de demander que l’allégorie soit par-tout soutenue ; mais il s’agit de considérer seulement le sujet principal, & ne faire attention qu’au but & à l’esprit de la parabole.

 

Selon cette regle, il faut glisser sur les termes lorsqu’ils pechent à certains égards ; par exemple, dans la parabole des talens, Matt. xxv. 24. le serviteur dit à son seigneur,

je sais que vous êtes un homme rude, qui moissonnez où vous n’avez point semé, & qui recueillez où vous n’avez rien fourni

πρέπον n’est pas certainement trop bien observé dans ce propos ; car ce n’est pas le langage qu’un serviteur tient à son maître, ou un affranchi à son patron ; mais il doit suffire que le but de la parabole soit de peindre par de telles expressions, quoiqu’outrées, la vaine excuse d’un mauvais serviteur.

 

Le mot parabole désigne quelquefois une simple comparaison qui montre le rapport de deux choses ; par exemple,

comme il arriva au jour de Noé, autant en sera-t-il au jour de la venue du fils de l’homme, Matt. xxiv. 37. 2°.

il signifie toute similitude obscure, Matt. xv. 15. expliquez-nous votre similitude τὴν παραβολὴν, dit Pierre à Jesus-Christ ; 3°. une simple allégorie à ce qui se passe pour les convives d’un festin ; 4°. une maxime, une sentence, comme au III. des Rois, iv. 32. où l’auteur dit que Salomon composa trois mille paraboles ; 5°. ce mot se prend dans un sens de méprise ; Dieu menace son peuple de le rendre la risée des autres, tradere in parabolam, ij. Paralip. vij. 20. enfin il signifie un discours frivole, nonne per parabolas loquitur iste ? Ezéch. xx. 49. n’est-ce point des fadaises qu’il nous conte ?

 

Littré

Allégorie qui renferme quelque vérité importante. La parabole a deux parties, le corps et l’âme ; le corps est le récit de l’histoire qu’on a imaginée ; et l’âme, le sens moral ou mystique, caché sous les paroles ou récit.

Jésus dit toutes ces choses au peuple en paraboles, et il ne leur parlait point sans paraboles. [Sacy, Bible, Évang. St Math. XIII, 34]