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94 : Quintilien

De l’Institution de l’orateur

Quintilien, De l’Institution de l’orateur, trad. Nicolas Gédoyn, Paris, Grégoire Dupuis, 1718, livre cinquième, chapitre XIII, « De la Réfutation. », p. 335-336.

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1662 : Jacques Du Roure

La Rhétorique françoise

Jacques Du Roure, La Rhétorique française nécessaire à tous ceux qui veulent parler, ou écrire comme il faut et faire ou juger : des discours familiers, des lettres, des harangues, des plaidoyers, et des prédications, Paris, chez l’Auteur, 1662, Troisième partie, p. 53-54, Quatrième partie, p. 75-76.

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Dictionnaires et encyclopédies

Furetière

Delation en justice pour quelque crime. Une accusation capitale. Il y a vingt chefs d’accusation contre ce criminel. Il signifie aussi, Confession. Il faut faire une sincere accusation de nos pechez dans le Sacrement de Penitence.

 

Encyclopédie

[Toussaint]

[Droit]

En Droit, est la délation d’un crime ou délit faite en Justice, ou par une partie privée, ou par la Partie Publique, c’est-à-dire, le Procureur Général ou son Substitut. Voyez Action & Information. Ce mot vient du Latin accusatio, qui signifie la même chose.

 

Chez les Romains il n’y avoit point d’accusateur public pour les crimes publics : chaque particulier, soit qu’il y fût intéressé ou non, en pouvoit poursuivre la vindicte : mais l’accusation des crimes privés n’étoit recevable qu’en la bouche de ceux qui y avoient intérêt. Personne, par exemple, ne pouvoit accuser une femme d’adultere que son mari ; & cette loi s’observe encore parmi nous, au moins dans ce cas particulier. Voyez Adultere.

 

Le terme d’accusation n’avoit lieu même qu’à l’égard des crimes publics : la poursuite d’un crime ou délit particulier s’appelloit simplement action. Voyez Action.

 

Caton le plus honnête homme de son siecle fut accusé quarante-deux fois, & absous autant de fois. Voyez Absolution.

 

Quand l’accusé accuse son accusateur, cela s’appelle récrimination, laquelle n’est point admise que l’accusé n’ait commencé par se purger. Voyez Récrimination.

 

Les lois cruelles de l’inquisition exigent de l’accusé qu’il s’accuse lui-même du crime qu’on lui impute. Voyez Inquisition.

 

C’étoit autrefois la coûtume dans quelques parties de l’Europe, lorsque l’accusation étoit grave, qu’on la décidât par le combat, ou qu’on obligeât l’accusé à se purger par serment ; serment qui néanmoins ne suffisoit pas pour le purger, à moins qu’un certain nombre de ses voisins ou de ses connoissances ne jurassent conjointement avec lui. Voyez Duel, Combat, Serment, Purgation , &c.

 

C’est sans doute par une suite de cet usage qui a été long-tems en vigueur en Angleterre, qu’on y appelle encore celui qui s’intéressant à la personne d’un mort, se porte accusateur du meurtrier, appellant, & l’accusé appellé.

 

Littré

1. Action en justice par laquelle on accuse quelqu’un. Les chefs d’accusation. Accusation d’empoisonnement. Intenter une accusation contre quelqu’un. Dresser une accusation. Par son éloquence, l’avocat ruina l’accusation. Il se lava de l’accusation de péculat. Il défendit aux tribunaux d’admettre les accusations de fourberie.

L’accusation qu’il suscita contre cet ecclésiastique. [Pascal, Les provinciales]

 

2. Toute espèce de reproche, d’imputation. Ne prêtons pas l’oreille aux accusations. Il fut indisposé contre moi par des accusations mal fondées.

Former des accusations contre quelqu’un. [Boileau, Satires]

 

3. Au sens passif, l’accusation de quelqu’un, l’accusation dont il est l’objet.

Encore que ses accusations soient incessamment aux oreilles de V. « M… » [Pellisson, II, 161]

 

4. Action de révéler, de confesser.

Nous entendons tous les jours des pécheurs qui mêlent à l’accusation de leurs fautes les maximes du siècle et le langage des passions. [Massillon, Carême, Confession.]